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Mis à jour le vendredi 22 décembre 2017 

 
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Chou n° 101 - Voter n’est pas tout mais voter n’est pas rien : Un projet pour les communes bruxelloises

 

La vague européenne de perte de confiance dans les institutions représentatives justifierait de profondes remises en question des partis au pouvoir pour (re)construire des parcelles de légitimité. Au lieu de cela, les pratiques de certains alimentent le rejet du monde politique. La crise de ces derniers mois en Belgique francophone en est un triste exemple.

C’est dans ce contexte que nous lançons notre campagne MOC pour les élections qui s’annoncent en 2018 puis en 2019. Il est pertinent de le faire dès maintenant, pour rappeler trois données essentielles. D’abord, que la politique consiste avant à tout élaborer et à mettre en œuvre un projet de société ; ensuite, que les partis n’ont pas tous le même projet, les mesures qu’ils appliquent étant parfois très éloignées de sa version initiale ; enfin, que les mobilisations sociales doivent peser de tout leur poids pour que la société de demain soit meilleure que celle d’aujourd’hui. La conscience critique et l’action intransigeante des travailleur-se-s avec et sans emploi est indispensable pour que les choses changent. Faisons toutes et tous de la politique, ne déléguons pas notre pouvoir à d’autres.

En octobre 2018, les élections communales auront lieu. Il s’agira quasiment d’un « premier tour » avant les régionales, les législatives et les européennes de mai ou juin 2019. Des majorités de droite s’installent à différents niveaux de pouvoir. Empêchons que cette tendance ne se reproduise au niveau communal.

Les niveaux de pouvoir sont imbriqués. Ils s’asphyxient l’un l’autre comme l’illustre la politique austéritaire, ou se renforcent si on prend le point de vue du grand patronat. Chaque niveau renvoyant la « faute » à l’autre alors que tous les mandataires ont une part de responsabilité et de courage politique à exercer non seulement en tant qu’élu-e-s dans une entité, mais aussi comme membres d’un parti œuvrant peut-être à d’autres niveaux de pouvoir. Comment accepter par exemple les jérémiades d’élu-e-s communaux qui se plaignent d’un budget corseté alors que leur parti a approuvé le pacte budgétaire au niveau européen et qu’aucun ne remet en cause le paiement d’intérêts aux banques pour la dette publique ?

C’est à tous les niveaux de pouvoir qu’un projet politique de Gauche devrait se développer. Nous sommes très loin du compte. Les débats vont commencer sur le plan communal : aussi, sans se prétendre exhaustif, ce numéro tente-t-il de dresser des lignes conductrices d’un programme politique communal à travers certaines de ses compétences. Défi de taille, car dans le carcan budgétaire européen, avec une dette publique de 105% du PIB, comment mettre en œuvre des politiques de Gauche ? Ne faut-il pas des politiques qui osent sortir du cadre et rejettent la dictature de l’austérité ? Des « zones, hospitalières, hors austérité » ?

Ce Chou est une première étape dans un processus de débat, d’informations et de pressions que nous souhaitons mener dans plusieurs communes bruxelloises. Prenez contact avec nous si vous êtes intéressé-e-s à y participer dans votre commune.

Myriam Djegham - Secrétaire fédérale du CIEP-MOC Bruxelles

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