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Janvier - Février - Mars 2013
 
Mis à jour le vendredi 22 décembre 2017 

 
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Chou n° 83 - Mais que veulent-elles encore ?
Janvier - Février - Mars 2013

 

Denses sont les années « 70 » dans la conquête des droits des femmes. Elles prolongent les luttes menées pour le suffrage universel, l’accès à l’enseignement et l’égalité de traitement légal et juridique tant en Belgique que d’en d’autres pays. C’est dans cette ligne que s’inscrit la CEDEF « Convention pour l’élimination de toutes les formes de discriminations à l’égard des femmes », CEDAW en anglais, adoptée par l’ONU en 1979. La Convention s’inscrit dans les creux et les absences laissés par la Déclaration des Droits de l’Homme. Elle en comble les silences. C’est l’aboutissement de trente ans de travail de la Commission des Nations unies pour la condition de la femme. Elle constitue l’accord international le plus complet sur les droits fondamentaux des femmes et représente un outil majeur du droit international en matière d’égalité des femmes et des hommes.

Elargissant de façon novatrice la conception habituelle des "droits de l’Homme", la CEDEF s’intéresse à trois aspects de la situation des femmes :
• les droits civiques et le statut juridique des femmes, qui forment une partie essentielle de la Convention
• le droit à la procréation et le fait qu’il s’agit d’une fonction sociale impliquant une responsabilité commune de l’homme et de la femme. Le rôle traditionnel de l’homme dans la famille et dans la société doit évoluer autant que celui de la femme si on veut parvenir à une réelle égalité de l’homme et de la femme.
• les incidences des facteurs culturels sur les relations entre les hommes et les femmes (approche de genre). La convention de Pékin de 1995 s’inscrit dans le suivi de la CEDEF. Les directives européennes également.

Pourquoi remonter les pages de l’histoire si ce n’est pour ancrer encore et toujours dans les luttes et les conquêtes de celles qui nous ont précédés, nos revendications, dont l’aboutissement s’éloigne particulièrement en raison des politiques « d’austérité » et de régressions sociales imposées par les décisions financières et économiques européennes. L’appel des féministes, qui clôture ce numéro spécial que nous avons voulu comme prolongement du 8 mars et point d’accroche des actions à mener jusqu’au 8 mars 2014, est un cri lancé vers les décideurs pour qu’ils se démarquent de ces politiques.

Nous avons voulu ce numéro spécial du « Chou », comme le reflet des engagements et des actions menées par les femmes dans les différentes organisations du Mouvement. Nous l’avons voulu comme point de rencontre entre elles, comme un outil pour la recherche de paroles communes sur les droits des femmes, un outil d’échange de pratiques, un lieu de rencontre avec d’autres femmes.

Les indispensables alliances entre mouvements et femmes de cultures différentes nous feront sortir du fractionnement des quotidiens, du fractionnement imposé et accepté par les modes de gestion. Recomposer, faire lien, reconnaître qu’il s’agit aujourd’hui plus que jamais d’entrer en résistance dans un monde où le mouvement ouvrier, les mouvements sociaux et les altermondialistes ne se reconnaissent plus.

Anne-Françoise Theunissen, vice Présidente du MOC Bruxelles

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