Une politique volontariste doit être menée en matière de rénovation, avec priorité absolue aux quartiers du centre et de la première couronne.
⇒ Intervention d’un organisme régional (qui peut être la S.D.R.B.) dans la revitalisation des quartiers, par la production de logement acquisitif.
⇒ La politique des contrats de quartier doit être poursuivie mais améliorée. Elle veillera notamment à :
* Augmenter la part du logement assimilé au social dans les contrats de quartier (volet 1) : 500 logements en 10 ans, c’est ridiculement peu, il faudrait décupler l’effort. Par ailleurs, la destination sociale des logements doit être contrôlée et strictement respectée. A cet effet, un registre des candidats locataires devra être tenu dans chaque commune ;
* Les mécanismes de partenariat entre secteur public et privé (Volet 3) devront être évalués et réorientés de manière à devenir efficaces (50 logements créés en 10 ans !) ;
* La participation des habitants devra être améliorée, et notamment celle des femmes de la base qui sont peu enclines à participer à des CLDI qui se tiennent le soir. L’implication des communes dans le processus devrait être évalué. Dans l’attribution des futurs contrats, priorité devra être donnée aux communes qui « jouent le jeu » de la participation ;
* Les « opérations-tiroirs » seront encouragées de manière à favoriser le maintien des populations d’origine dans les quartiers rénovés (éviter la gentryfication) ;
* Dans les actions du volet 5 (revitalisation sociale), une attention particulière sera portée au soutien de projets limités dans le temps d’associations existantes. La création d’associations « ad hoc » sur base de crédits limités dans le temps est à proscrire vu ses effets pervers ; sauf s’il y a un engagement ferme, communal ou autre, sur le long terme ;
* Des régies locales seront développées en articulant les processus d’insertion socioprofessionnelle et l’économie sociale de proximité (financement) ;
* S’assurer de la viabilité financière et donc de la pérennité des projets socio-économiques développés à partir des contrats de quartier.
⇒ Les propriétés des pouvoirs publics doivent faire l’objet d’une rénovation de façade tous les 10 à 20 ans.
⇒ Soutien aux partenariats ayant pour objectif des actions de rénovation par et pour les populations fragilisées et/ou en relation avec des projets d’insertion par le travail.
⇒ Prise en compte des revenus des bénéficiaires pour l’octroi des primes à la rénovation.
Concernant la rénovation énergétique du parc immobilier :
⇒ Réaliser un cadastre énergétique du logement afin de mieux connaître les spécificités de la situation bruxelloise et hiérarchiser les priorités d’action.
⇒ La réalisation des objectifs de Kyoto dans le domaine du logement sera poursuivie via le soutien à l’installation, dans les bâtiments, d’équipements respectueux de l’environnement (isolation, chauffage, énergie solaire…). La priorité budgétaire sera donnée à la rénovation/isolation énergétique des bâtiments, avant même la production d’énergies renouvelables. Ces dernières devront être financièrement encouragées avant tout sur une base collective, à l’échelle des quartiers, et non pas individuelle.
⇒ Donner la priorité à la rénovation du parc locatif. Les dispositifs actuels de primes profitent principalement aux propriétaires occupants, qui ne sont pas majoritaires à Bruxelles.



